Entre galères et petites victoires
Alors, ça y est, tu as sauté le pas : tu es officiellement éducateur canin ! L’amour des chiens, les formations, les heures passées à apprendre les techniques, tout ça, c’est fait. Mais maintenant, place à la réalité du terrain et là, c’est une autre histoire…
La galère de trouver tes premiers clients
On est tous passés par là, au début, trouver des clients, c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Tu as créé ton site web (et si tu galères, je te recommande Pixelity Studio), distribué des flyers et harcelé tes proches pour qu’ils en parlent autour d’eux mais les appels ne se bousculent pas… Du coup tu commences à douter : « Peut-être que je ne suis pas assez visible ? Peut-être que mon tarif est trop élevé ? Ou trop bas ? Ou qu’il y a trop de concurrence ? »
Le syndrome de l’imposteur, ton nouvel « ami »
Ah, le fameux syndrome de l’imposteur ! Il s’invite sans prévenir et te murmure à l’oreille des petites phrases bien toxiques du genre : « Mais pour qui tu te prends ? Tu penses vraiment pouvoir éduquer les chiens des autres alors que le tien aboie encore à la fenêtre ?… ». Tu as acquis des connaissances grâce à tes formations, tu commences à avoir des compétences grâce aux quelques chiens avec lesquels tu as eu l’occasion de travailler, mais dans ta tête c’est toujours l’angoisse de ne pas être légitime. On est tous passés par là : tu te demandes tout le temps si tu es à la hauteur (surtout quand tu discutes avec d’autres collègues qui semblent avoir une montagne d’expériences à raconter) et si tu fais du bon boulot.
La peur de ne pas réussir
Chaque jour, tu te demandes si tu as bien fait de te lancer dans cette aventure. Pour te motiver et garder le cap, tu passes des heures à lire des articles de réussite entrepreneuriale et à écouter des podcasts pour te motiver (je sais, je fais pareil) mais la peur reste là, tapie dans l’ombre : « Et si ça ne marche pas ? Et si je n’arrive pas à en vivre ?« . Alors, pour tenter de la faire taire, tu travailles encore plus au point où tu planifies des posts sur les réseaux sociaux, tu peaufines tes services, tu refais une énième fois ta plaquette de présentation et toutes ces petites choses chronophages. Mais malgré ton travail acharné, la peur du flop total est difficile à ignorer. Je te préviens tout de suite : cette peur revient régulièrement, à chaque fois qu’il y a une baisse d’activité. Bienvenue dans le monde de l’entrepreneuriat !
Le stress de ne pas paraître assez professionnel
Quand le téléphone finit par sonner et qu’un client te contacte, c’est à la fois l’euphorie et le stress : tu fais tout pour montrer que tu es LE(LA) pro, celui(celle) qui sait de quoi il(elle) parle, celui(celle) qui va changer la vie de ce chien et de son propriétaire. Mais, bien sûr, dans la réalité, tout ne se passe pas toujours comme prévu. Le chien ne répond pas comme tu l’espérais, le propriétaire a l’air de douter de tes conseils, donc tu te remets en question… Tu te demandes si tu as été assez clair(e), assez pro, assez confiant(e), assez formé(e) pour ce chien et qu’est ce qui a capoté pour que ça ne fonctionne pas (et quand t’es un peu énervé(e) tu remets la faute sur le client mais tu sais quand même que ça ne vient pas que de lui). Donc tu rêves du jour où tu te sentiras enfin légitime, où tout coulera de source et où tes clients te recommanderont les yeux fermés avec des centaines d’avis Google 5*. Ca va venir, sois patient(e) ! Rome ne s’est pas fait en un jour.
Mais tout n’est pas si noir !
Le truc à retenir, c’est que tu n’es pas seul(e). Chaque éducateur canin est passé par là avec les galères des débuts : c’est le lot de tout entrepreneur ! Et même si certains jours, tu as envie de tout plaquer, il y aura ces petites victoires qui te rappelleront pourquoi tu as choisi ce métier, comme le premier client satisfait, le premier chien transformé, la première recommandation, le premier avis Google et tout ça mis bout à bout effacera tes doutes petit à petit. Alors oui, les débuts sont difficiles, mais ils sont aussi formateurs ! Un jour, tu regarderas en arrière et tu seras fier(e) d’avoir surmonté toutes ces étapes.
En attendant, continue à y croire, à persévérer, à te former. Et rappelle-toi que chaque séance effectuée est un pas de plus vers la réussite.
Ne reste plus seul(e) avec tes doutes et ton stress : en parler est la première étape pour trouver des solutions.